CLICKING : JANVIER 2018

Le Clicking est un zapping à cliquer où l’on vous sert les infos les plus importantes du mois. Ce mois-ci dans le Clicking : Time’s Up, « l’instant Deneuve », Marichuy, Ahed Tamimi et Lauren Wasser …

 

Une nouvelle étude scientifique a montré ce que l’on savait déjà : l’homme est le sexe faible. L’étude dirigée par Duke University en Caroline du Nord aux États Unis a comparé 250 ans d’histoire et de désastre. À travers guerre, famines et mutation, la femme survit toujours à l’homme de quelques années. La raison ? Les hommes n’ont qu’un seul chromosome X.
CLIQUE : vice.com/fr_ca/les-hommes-sont-le-sexe-faible-et-cette-etude-le-prouve

 

Lauren Wasser est une mannequin militante. Elle avait fait parler d’elle une première fois après s’être faite amputer d’une jambe. En 2012, elle avait été diagnostiquée du Syndrome du Choc Toxique. Liée aux règles, la maladie est provoquée par la stagnation du sang dans le corps et les produits chimiques dans les protections hygiéniques. Elle utilise depuis sa notoriété pour mettre en lumière la maladie dont personne ne veut parler et partage son expérience. Elle a récemment annoncé l’amputation de sa deuxième jambe mais cela ne l’empêche pas de continuer son combat.
CLIQUE : madame.lefigaro.fr/societe/le-mannequin-lauren-wasser-amputee-de-sa-seconde-jambe-a-cause-d-un-sct

 

Difficile de passer à côté des dernières campagnes face aux agressions sexuelles. Pourtant, il semblerait que certains n’aient encore pas reçu le message. En effet, pendant un festival en Nouvelle-Zélande, Madeline Anello-Kitzmiller, topless mais recouverte de paillette, en a fait l’énième expérience. En la voyant et sans réfléchir, un homme a couru après la jeune femme pour presser sa poitrine. Accompagnée de son amie, elle a calmement fait demi-tour, pour distribuer quelques coups de points. Pour ceux qui jugent le topless provocateur, Madeline explique qu’elle s’est déjà fait agressée pendant un festival alors qu’elle était couverte. Elle espère également inspirer d’autres femmes à l’aise avec leur corps. Don’t grab her by the boob!
CLIQUE : francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/nouvelle-zelande-agressee-seins-nus-elle-riposte

 

 

Vous ne pouvez pas être passé à côté non plus. Retour sur le capharnaüm de Catherine Deneuve, Catherine Millet et leur clique réclamant leur « droit d’être importunées ». Le Monde, le premier à avoir publié cette lettre ouverte signée par une centaine de femmes, se défend. Ils ont déjà, dans les mois passés, publié une myriade d’articles défendant #MeToo et les soulèvements impliqués, et publier un avis différent sur le mouvement était important pour eux. Important parce que cet avis l’est réellement ? Ou parce que Deneuve, mondialement connue, signe la tribune, la rendant d’autant plus retentissante ? C’est en réalité le rôle des pages « débats » du géant de l’information : rapporter les questions de société, en exprimant les différents points de vue. Le fait est que certains points de vue peuvent parfois faire plus de mal que de bien. Et on ne peut que regretter qu’un article défendant les agressions sexuelles dans le métro comme des non-évènements fasse bien plus de bruit que la tribune d’une femme racontant le calvaire d’un environnement de travail où le harcèlement sexuel et la misogynie règnent en maîtres.
CLIQUE : lemonde.fr/idees/l-instant-deneuve

 

Alyssa Milano, actrice américaine du petit et du grand écran, a rejoint le mouvement Time’s Up, initiative née aux États-Unis dans les derniers mois afin de faire face aux inégalités, harcèlement et agressions sexuelles dans le monde professionnel. Alyssa, de concert avec de nombreuses autres personnalités et actrices d’Hollywood, avait au 2 janvier 2018 déjà réussi à lever plus de 13 millions de dollars.
C’était elle déjà qui en octobre dernier lançait sur les réseaux sociaux #MeToo. Bien que l’initiative et le phrasé remontent à 2006, c’est elle qui a lancé le mouvement sur la plateforme de micro-blogging, invitant des millions de jeunes femmes à raconter leur histoire, sans attendre que l’on daigne vouloir les croire ou les entendre.
Le mouvement a annoncé le 1er janvier dernier son plan de bataille : mettre sur pied un fond de défense des femmes, permettant de financer actions en justice et lobbying contre les entreprises ne respectant pas les lois et les femmes travaillant pour elles.
Alyssa se dit aujourd’hui transformée par les évènements des derniers mois. Elle souhaite aujourd’hui qu’un maximum de femmes prennent la parole et se soulève. Et pour celles qui n’ont pas de voix, elle sera, grâce à sa renommée et la plateforme que celle-ci lui offre, la voix de celles que la société refuse d’entendre.
CLIQUE : rollingstone.com/culture/news/alyssa-milano-why-i-joined-times-up-anti-sexual-misconduct-group

 

 

Ahed Tamimi, jeune palestinienne de 16 ans, a été arrêter par les autorités israéliennes après avoir frappé deux soldats Israéliens qui avaient tiré à bout portant sur son cousin de 15 ans avec un pistolet à balle en caoutchouc. Le jeune homme a dû être transporté à l’hôpital et placé dans un coma artificiel de 72 heures, la balle et le choc ayant causé d’important saignements internes. Ahed, sa mère et sa cousine de 20 ans, ont été arrêté quatre jours plus tard. La jeune femme fait aujourd’hui face à 12 charges retenues contre elle par la justice israélienne, qui l’accuse également d’avoir à deux reprises lorsqu’elle était plus jeune jeté des pierres sur des soldats israéliens. Ce n’est pas la première fois que l’audace de la jeune fille est immortalisée, ses altercations avec les autorités israéliennes étant déjà devenues virales dans le passé. La famille Tamimi est une importante famille d’activistes palestiniens dans la région occupée de West Bank. Alors que sa cousine et sa mère ont été relâché, Ahed, toujours détenue par les autorités israéliennes, encourt aujourd’hui jusqu’à 20 ans de prison pour ses actions. Son père, inquiet, explique que la justice israéliennes condamne fréquemment des mineurs et des enfants pour faire pression sur les familles et les groupes d’activistes palestiniens.
CLIQUE : liberation.fr/planete/proces-de-la-palestinienne-ahed-tamimi-entre-postures-et-defense-de-rupture

 

Enrique Peña Nieto, le président mexicain actuel, est un membre du parti PRI qui est au pouvoir depuis 1929 et est bien connu pour son influence sur les médias, ses fraudes électorales et sa corruption. En somme, rien de très démocratique. En 2018, pour la première fois, des candidats indépendants peuvent se présenter aux élections. María de Jesús Patricio Martínez, aussi connue sous le nom de Marichuy, est la première femme indigène à se présenter aux élections mexicaines depuis 150 ans. Cette guérisseuse Nahua veut représenter les marginalisés de la société : les indigènes, les pauvres, les femmes, et la communauté LGBTQ+. Marichuy est soutenue par le Conseil Indigène and le EZLN, un parti de gauche connu pour sa lutte pour les droits de la femme. Le combat n’est pas gagné, mais cette activiste féministe indigène aura réussi à donner une voix à ceux qu’on force au silence.
CLIQUE : lemonde.fr/ameriques/marichuy-la-voix-des-indiens-au-mexique

 

 

Crédit photo : Madeline Anello-Kitzmiller /Jennifer Rovero /Mahmoud ILLEAN /

El Universal

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